Valparaiso

Du lundi 1er au vendredi 5 février 2016

Nous avons quitté avec regret la Valle del Elqui et son ambiance si particulière, pour arriver en ce premier jour de février à Valparaiso… à 6h du mat.

Valparaiso ! C’est avec impatience que je descends (avec Chrys à mes côtés, ne vous inquiétez pas !) du bus pour enfin découvrir cette ville dont le nom traîne depuis des années dans ma tête !! Alors, comment dire.. les premiers moments sont loin de notre imaginaire et attentes… la ville (le bas, celle qui est le long de la mer) est sale, polluée, beaucoup de graffitis, les bâtiments sont délabrés. Ajouter à cela qu’il fait gris et froid… bref, Valpo (comme disent à priori les chiliens) ne nous emballe pas au premier contact… Mais, et oui il y a un mais, après avoir laissé ce premier contact de côté (et dormi presque toute la mâtinée à La Bicyclette), la ville se plaît à se faire aimer. Elle présente plusieurs ambiances, la ville fêtarde (tout le bas du quartier Alegre et Concepcíon), son port et son passé d’escale sur la route du capo de Hornos, ses ascenseurs datant du siècle dernier permettant d’atteindre les cerros (collines) et leurs rues fortement pentues, les maisons en tôles et de toutes les couleurs mais aussi de belles et grandes maisons plus ou moins rénovées, sa partie basse et plane le long de la mer, son immense baie à contempler depuis la terrasse d’un café bobo du quartier d’Alegre, ses vieux trolley, ses bâtiments servants de support à l’art urbain, La Sebastiana, l’une des maisons de Pablo Neruda, ses cerros sur lesquels des maisons en tôle de toutes les couleurs semblent posées… Bref, Valparaiso il faut y rester plusieurs jours pour ressentir tout ce passé et l’avenir qu’il s’y dégage…. et s’y sentir bien…

 

Au XIXe siècle, la ville s’impose comme le principal port du continent. Les puissants voiliers (clippers) d’Europe ou des Etats-Unis, après avoir franchi le détroit du Cap Horn y font une escale méritée. Chargement du nitrate du désert d’Atacama, chasse à la baleine (sic)… Cette époque amène une forte activité économique et humaine… jusqu’en 1914, date de l’ouverture du canal du Panamá, détournant les bateaux du terrible passage du cap Horn. Depuis, la ville est marquée par une douce décadence… mais aussi du renouveau.

 



Activité portuaire

La ville a gardé sa tradition de port commercial, chaque jour de gros navires de commerce déchargent ou chargent des conteneurs et partent vers leurs destinations… tandis qu’une fois par jour un bateau de croisière y fait escale pour repartir le soir même au soleil couchant, laissant notre imaginaire guider sa destination…

Du Muelle Prat, port de pêche, nous prenons un petit bateau afin d’admirer la baie et les cerros l’entourant.



Los ascensores

Très peu cher (100 $), plus au moins long et pentu, ils permettent de relier un certain nombre de cerros (collines) entourant la baie à la ville basse et commerçantes (El plano). Certains donnant accès à des paseo reliant des rues d’un cerro. Nous avons même vu un ascensor privé attenant à une maison. Malheureusement le nombre d’ascensores diminue d’années en années.



La ville basse et commerçante

C’est ici que l’on retrouve les bâtiments administratifs, commerciaux évoquant le passé riche de la ville. Mais cette zone, coincée entre le port et les collines, ne trouve plus sa place pour se moderniser et meurt peu à peu du fait d’une circulation dense.



La baie… elle est tout le temps sous vos yeux

Que ce soit depuis les rues pentues d’un cerro, assis tranquillement à la terrasse d’un café du quartier Alegre ou Artilleria, depuis la maison de Neruda, impossible d’y échapper…



Los cerros

Face à la saturation de la ville basse, le processus d’occupation des collines s’est produite à partir du XIXè siècle. Aujourd’hui, plus d’une quarantaine de cerros existe, dont un certain nombre sont encore reliés à « la plano » par los ascencores. Pour les découvrir, Chrys accompagnée de Joyce (rencontrée à La Bicyclette), à pris la Ligne-O, un collectivo qui en traverse un certain nombre grâce à l’Avenida Alemania. Mais la meilleure des manières reste la marche à pied qui permet de vraiment prendre son temps dans ces dédales de rues, escaliers, paseo, ascencores…


 




Valparaiso… c’est aussi de très belles façades

La ville n’a pas une très bonne image dans le reste du pays : sale, fêtarde, dangereuse…. oui, sans doute un peu tout cela à la fois. Mais la ville recèle aussi de très belles maisons aux façades rénovées ou à rénover.



 



Impossible à manquer… dans tous les recoins de la ville

Sur les façades, sur les escaliers, sur les portes… tout est prétexte à support pour laisser l’art de rue s’exprimer et donner ainsi une autre ambiance à la ville.






Sur les traces de Pablo Neruda

Deux des trois maisons du poète se trouvent dans la région. L’une à Valparaiso même, l’autre à Isla Negra non loin de la ville.

  • La Sebastiana

Il est interdit de prendre des photos de l’intérieur des maisons. Voici donc le site de la Fundation Pablo Neruda

http://www.fundacionneruda.org/es/galeria-sebastiana


  • Isla Negra

C’est en compagnie de Joyce, que nous nous rendons à Isla Negra. Pour cela, nous prenons un bus (Pulllan) à 10h45 au Terminal. Une heure et demi plus tard nous voici en bord de mer attendant de pouvoir visiter la maison  principale du poète. Elle est une déclaration d’amour au monde de la mer qui le fascinait tant, lui qui c’était auto-déclaré « marin de terre ».


Il est interdit de prendre des photos de l’intérieur des maisons. Voici le site de la Fundation Pablo Neruda

http://www.fundacionneruda.org/es/galeria-isla-negra


Prix Nobel de littérature en 1971, le poète est mort le 23 septembre 1973, douze jours après le coup d’Etat qui a renversé le président S. Allende et installé la dictature du général A. Pinochet.


Pour en savoir plus :

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2015/11/06/le-poete-pablo-neruda-a-pu-etre-assassine-selon-le-gouvernement-chilien_4804675_3222.html

http://www.lemonde.fr/voyage/article/2010/01/20/de-valparaiso-a-vicuna-sur-les-pas-de-pablo-neruda-et-de-gabriela-mistral_1294319_3546.html



Miam miam et glouglou

⊙ Resto

⊙ Bières et vin

⊙ Café et postre



⊙ Bus de nuit (Turkbus) départ 23h40 – arrivée 6h à Valparaiso (10 000 $)

⊙ Hostal La Bicyclette (tenue par Gilles un toulousain présent depuis presque 15 ans ici)



Un grand merci à Joyce qui a partagé plusieurs jours avec nous à Valparaiso…



À venir… dans le métro (non, nous ne sommes pas revenu en France !!)


2 réflexions sur “Valparaiso

  1. Bonjour Chrys et Luc
    Très beau reportage sur Valparaiso,La ville a du vous inspirer , lors de notre passage il n y avait pas tant de graffitis. Le côté positif de tes photos aussi cela donne l impression que la ville n a pas trop souffert du grand incendie qui a lieu il y a q qles années
    Merci prendre le temps d écrire tout cela
    Bonne fin de voyage au Chili
    Ns vs embrassons
    Martinegg ☺

    1. Bonjour,
      Oui nous nous sommes très bien acclimatés à Valparaiso… la ville s’est se faire aimer lorsqu’on y prend son temps !! Les visites des maisons de Neruda y sont aussi pour beaucoup… Et que dire de boire une bonne bière au coucher du soleil tout en admirant la baie… Au sujet de l’incendie, j’ai lu cette info après notre passage à Valparaiso… donc oui je pense qu’il ne doit plus trop y avoir de trace mais je crois qu’il était plus haut dans les cerros…
      Gros bisous

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